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Scorecard EcoVadis : comment la décrypter pour gagner des points à la prochaine évaluation

Votre scorecard EcoVadis indique déjà ce qu'il faut corriger. Découvrez comment la lire, repérer les preuves refusées et bâtir un plan d'action pour votre prochaine évaluation EcoVadis.

Julie Thomas
Publié le  
October 15, 2026
Mis à jour le  
10/15/2026
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Pourquoi votre scorecard est le point de départ de la prochaine évaluation

Quand une entreprise repasse son évaluation EcoVadis, le réflexe est souvent d'ouvrir le nouveau questionnaire et de recommencer à zéro. C'est dommage, parce que la scorecard de l'évaluation précédente contient déjà l'essentiel : ce qu'EcoVadis a valorisé, ce qu'il a refusé, et les endroits où vous pouvez encore gagner des points.

La scorecard est la fiche de résultats qui accompagne votre note sur 100. Elle détaille vos scores par thème (environnement, social et droits humains, éthique, achats responsables) et par indicateur. Si vous cherchez à améliorer votre notation EcoVadis, c'est le premier document à ouvrir, avant même de constituer l'équipe projet et le rétroplanning que nous détaillons dans notre article sur comment améliorer son score EcoVadis.

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Comprendre le poids de chaque thème avant de lire les scores

Les quatre thèmes n'ont pas le même poids dans la note finale. Sur la scorecard, EcoVadis affiche sous chaque thème un niveau d'impact représenté par des points, de 1 à 4. Dans l'exemple que nous avons étudié :

  • Éthique : 1 point sur 4
  • Achats responsables : 1 point sur 4
  • Environnement : 2 points sur 4
  • Social et droits humains : 4 points sur 4

Du moins pesant au plus pesant, on trouve donc l'éthique et les achats responsables, puis l'environnement, puis le social et les droits humains. Ce niveau d'impact est ajusté selon le secteur, la taille et le pays de l'entreprise : le classement peut être différent pour vous.

Un ordre de grandeur permet de mesurer l'écart. La note globale est une moyenne pondérée des quatre thèmes. Si l'on répartit le poids proportionnellement aux points d'impact (2, 4, 1 et 1, soit 8 au total), le social représente environ la moitié de la note, l'environnement un quart, et l'éthique comme les achats un huitième chacun. En appliquant ces proportions aux scores de thème de notre exemple, on retrouve bien la note globale de la scorecard. Concrètement, gagner 10 points sur le social fait monter la note globale environ quatre fois plus que gagner 10 points sur l'éthique.

Cela ne veut pas dire qu'il faut négliger les thèmes les moins pesants : une note inférieure à 30/100 sur un seul thème peut vous priver de toute médaille. Mais pour fixer vos priorités, savoir où chaque heure de travail rapporte le plus change le plan d'action.

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Étape 1 : passer en revue les documents de preuve acceptés et refusés

Commencez par la liste de vos documents de preuve. Pour chacun, notez s'il a été accepté ou refusé par EcoVadis. Les motifs de refus se classent en deux familles.

Les refus de forme. Ce sont les plus simples à corriger : logo de l'entreprise absent, date non indiquée, document mal formalisé. Ils font perdre des points alors que l'action existe réellement. Un document sans le nom ou le logo de l'entreprise est l'une des causes de rejet les plus fréquentes.

Les refus de fond. Le document ne répond pas à la question posée, il n'est pas assez précis ou pas assez clair. Parfois, EcoVadis précise lui-même la raison dans la scorecard, par exemple l'absence d'éléments de preuve suffisants. Il faut alors reprendre le document pour le renforcer, ou en produire un autre mieux adapté.

Une fois les refus identifiés, associez chacun à la question concernée. Vous obtenez ainsi la liste des questions où le score maximum n'a pas été atteint, donc votre premier plan d'actions.

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Étape 2 : lire la scorecard indicateur par indicateur

Chaque thème est noté sur plusieurs indicateurs, et chaque indicateur affiche lui aussi un niveau d'impact de 1 à 4 points. Dans notre exemple, les politiques, les mesures et la veille 360° pèsent 4 points sur 4, les certifications et le reporting 3 points, et les adhésions 1 point seulement. La couverture n'est pas toujours applicable. Voici comment lire chaque indicateur et quels leviers actionner.

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Les politiques. EcoVadis attend des engagements écrits, à la fois qualitatifs et chiffrés. Le point qui manque le plus souvent est l'objectif chiffré, par exemple une réduction du poids de déchets exprimée en tonnes par rapport à une année de référence. Une politique doit aussi indiquer qui en est responsable (la gouvernance), à quelle fréquence elle est revue (le mécanisme de révision) et sur quel périmètre elle s'applique (tous les sites, toutes les entités ou une partie seulement). Pour viser 100 sur 100, il faut répondre à tous ces critères.

Les adhésions. Adhérer au Pacte mondial des Nations Unies est un bon début, mais cela ne suffit pas pour obtenir le score maximal sur tous les thèmes. Des chartes plus ciblées complètent utilement : la charte de la diversité pour le social et les droits humains, la charte du numérique responsable ou la charte relations fournisseurs et achats responsables pour les achats. Il s'agit de chartes externes, auxquelles adhèrent plusieurs entreprises, et non de chartes internes. L'objectif est de couvrir à peu près tous les thèmes évalués, avec parfois deux chartes sur un même thème.

Les mesures. Ce sont les actions réellement mises en place. Le thème achats responsables est souvent le plus en retrait : cartographie des risques sans suite, absence de questionnaire fournisseurs ou d'audit fournisseur. Notre article sur la politique d'achats responsables détaille les étapes pour structurer cette démarche.

Les certifications. Elles pèsent sensiblement dans la note globale. L'ISO 14001 (management environnemental) et l'ISO 45001 (santé et sécurité au travail) sont reconnues par EcoVadis. Une entreprise peut choisir de ne pas jouer cette carte, mais il vaut mieux que ce soit un choix assumé.

La couverture. Cet indicateur n'apparaît généralement pas pour les entreprises de taille XS et S. Il vérifie que les actions et indicateurs couvrent l'ensemble de vos sites : si vous en avez neuf, ce qui a été réalisé s'applique-t-il aux neuf ? Pour maximiser le score, visez une couverture supérieure à 67 %.

Le reporting. EcoVadis attend un suivi d'indicateurs sur trois ans, aligné sur un référentiel et idéalement vérifié par un tiers. Notre article sur la norme VSME présente l'un des référentiels les plus accessibles pour les PME et ETI. Si votre scorecard indique des indicateurs absents ou non vérifiés, vous tenez deux axes de progrès clairs. Un rapport RSE structuré aide à regrouper politiques, actions et indicateurs dans un même document.

La veille. Si EcoVadis n'a trouvé aucun élément compromettant sur votre entreprise, votre score de base est conservé. Des articles négatifs dans la presse ou de la part d'ONG peuvent, à l'inverse, faire baisser le score.

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Exemple concret avec l'un de nos clients, passé du Gold (80/100) au Platinum (91/100)

Lors de notre webinaire, nous avons présenté le cas d'une entreprise de services, cliente d'Altopi. Sa précédente évaluation affichait 80/100 et une médaille Gold. La question était donc : comment progresser quand on est déjà très bon ? Le projet a duré deux mois et s'est conclu par un gain de 11 points, soit un score de 91/100 et une médaille Platinum.

‍Thème "Environnement" (niveau d'impact : 2/4)
- Note avant : 83
- Note après : 91 (+8)

Thème "Social et droits humains" (niveau d'impact : 4/4) :
- Note d'avant : 81
- Note d'après : 91 (+10)

Thème "Ethique" (niveau d'impact : 1/4) :
- Note d'avant : 79
- Note d'après : 88 (+9)

Thème "Achats responsables" (niveau d'impact : 1/4) :
- Note d'avant : 70
- Note d'après : 92 (+22)

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Bilan du score global : +11 points récupérés.

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Avant notre accompagnement

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Après notre accompagnement

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On remarque que le thème achats responsables a progressé le plus (+22 points), mais que c'est son faible niveau d'impact qui limite son effet sur la note globale. À l'inverse, les 10 points gagnés sur le social, thème le plus pesant, expliquent à eux seuls une grande partie des 11 points obtenus au total.

L'analyse de la scorecard de départ a fait ressortir quatre faiblesses : aucune adhésion (un score de 0 sur les quatre thèmes), des mesures partielles en achats (25 sur 100), des politiques avancées mais pas excellentes en social, éthique et achats (75), et un reporting limité à 50 sur l'éthique. Les certifications étaient elles aussi peu développées.

Les actions menées, indicateur par indicateur :

  • Politiques. Formalisation de la gouvernance RSE (qui met à jour, qui déploie, qui revoit), ajout d'objectifs chiffrés et d'un mécanisme de révision annuelle. Le score passe de 75 à 100 sur le social et les achats. Il reste à 75 sur l'éthique.
  • Adhésions. Adhésion au Pacte mondial, à la charte du numérique responsable (pertinente pour le secteur de l'entreprise) et à la charte relations fournisseurs et achats responsables. Le score passe de 0 à 100 sur l'environnement, le social et les achats, et à 75 sur l'éthique. C'est l'indicateur au plus faible impact, mais aussi l'un des plus rapides à améliorer.
  • Mesures en éthique. Formation des employés à la lutte contre la corruption et évaluation des risques liés à la sécurité de l'information, deux manques révélés par les documents refusés. Le score passe de 75 à 100.
  • Mesures en achats responsables. Code de conduite fournisseur, clauses RSE dans les contrats, évaluation des fournisseurs (d'abord par questionnaire, avec l'audit sur site comme étape suivante) et formation des acheteurs. Le score passe de 25 à 75.
  • Mesures en environnement. Des mesures complémentaires ont permis de passer de 75 à 100.
  • Reporting. Ajout des indicateurs manquants et alignement sur un référentiel (VSME), ce qui fait passer l'éthique de 50 à 75. Pour atteindre 100, il aurait fallu faire auditer les indicateurs par un tiers, un gros travail que l'entreprise a choisi de ne pas engager.
  • Certifications. Ce levier reste peu développé : 0 sur l'environnement et le social, 50 sur l'éthique et les achats.

Ce cas montre qu'un score déjà élevé laisse des marges de progression, à condition de les chercher indicateur par indicateur plutôt que globalement. Passer de 80 à 91 a suffi pour franchir le palier entre Gold et Platinum.

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Se faire accompagner pour viser plus haut

Décrypter une scorecard demande de connaître précisément les critères de notation, et de savoir quelles actions pèsent le plus pour votre secteur et votre taille. C'est le travail que nous menons chaque jour avec nos clients : analyse de la scorecard, plan d'action priorisé, formalisation des politiques, sélection des preuves.

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Chez Altopi, nos consultants experts EcoVadis vous accompagnent de la lecture de votre scorecard jusqu'au dépôt de votre nouveau questionnaire. Si vous préparez une réévaluation, ou si vous voulez simplement savoir où vous pouvez gagner des points, parlons-en.

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👉 Découvrez notre accompagnement à la notation EcoVadis.

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